Les 12 et 13 Mai se déroule à Sens -89- la onzième édition du salon de la bédé.
Abrité par la halle centrale, face à la cathédrale saint Etienne, ce salon a tous les atouts pour ravir les bédéphiles.
L'ambiance est particulièrement joviale, la rencontre des auteurs se fait le plus naturellement du monde et garanti un agréable moment.
Cette année encore seront présents une bonne dizaine d'auteurs couvrant des styles très différents.
Une hétérogénéité qui fera trouver son bonheur au plus exigeant des amateurs de bulles. Trêve de blablas voici le lien vers le site de l'organisateur, www.blanc-sec.com/
dimanche 6 mai 2012
samedi 21 avril 2012
Information
La France est une terre riche de festivals de cinéma.
Au mois de mars s'est tenu à Paris au Centre Georges Pompidou, un festival majeur de cinéma documentaire : Cinéma du réel.
Dans le cadre du service offert par la médiathèque : "Médialib" , en partenariat avec arte-cinema-univers, les lecteurs inscrits à la bibliothèque ont la possibilité de visionner gratuitement et légalement une sélection de 20 films issus des différentes compétitions de l’année (compétition internationale, compétition courts-métrages, compétition premiers films et contrechamp français).
Les festivals sont des événements qui permettent de voir les tendances actuelles et d’apprécier des films du monde entier dont certains n’auront d’autre fenêtre que les festivals.
Tous ces fims seront visionnables jusqu’au 06 mai 2012. Alors n’hésitez plus, rendez-vous sur le site de la médiathèque départementale (renseignement à la bibliothèque) et vous inscrire gratuitement pour apprécier l’actualité documentaire en VOD.
Bon visionnage !
Au mois de mars s'est tenu à Paris au Centre Georges Pompidou, un festival majeur de cinéma documentaire : Cinéma du réel.
Dans le cadre du service offert par la médiathèque : "Médialib" , en partenariat avec arte-cinema-univers, les lecteurs inscrits à la bibliothèque ont la possibilité de visionner gratuitement et légalement une sélection de 20 films issus des différentes compétitions de l’année (compétition internationale, compétition courts-métrages, compétition premiers films et contrechamp français).
Les festivals sont des événements qui permettent de voir les tendances actuelles et d’apprécier des films du monde entier dont certains n’auront d’autre fenêtre que les festivals.
Tous ces fims seront visionnables jusqu’au 06 mai 2012. Alors n’hésitez plus, rendez-vous sur le site de la médiathèque départementale (renseignement à la bibliothèque) et vous inscrire gratuitement pour apprécier l’actualité documentaire en VOD.
Bon visionnage !
samedi 17 mars 2012
Lire avec les oreilles...
Alors que le salon du livre de Paris bat son plein, Au fil des pages vous propose une autre façon de lire, ou plutôt d'écouter lire !
L'audio livre n'en est pas à ses débuts, cela fait plusieurs décennies que le concept existe.
Plutôt réservé aux origines aux mal voyants ou aux aveugles, cette façon d'aborder la littérature creuse chaque jour davantage son sillon.
Des mots plein les oreilles ...

Cette façon d'aborder la littérature semble faire de nouveaux adeptes, il n'est plus un livre à succès qui maintenant ne soit lu par un acteur ou une actrice.
De l'avis de tous, et même des auteurs eux mêmes, l'audio livre donne une nouvelle dimension à l'écrit. Dernièrement Alexis Jenni Prix Goncourt 2011 a salué la transciption vocale de son livre.
Franchir le pas ...
Débordé(e), fatigué(e), ou simplement envie de se laisser bercer par la voix d'un donneur de voix. Envie de re-découvrir des auteurs oubliés, que ce soit en voiture, en métro ou au coin du feu, voici quelques propositions de liens qui vous donneront le choix d'un tas de livres en audio gratuits. Il ne s'agit pas d'une liste exhaustive et se trouvent exclus de ses propositions les sites commerciaux qui fournissent les dernières nouveautés.
Bonne lecture avec les oreilles :
Quelques classiques en audio livre :
Que ce soit sur votre téléphone, sur votre ordinateur, sur votre lecteur MP3, il ne vous reste plus qu'à télécharger et à vous laisser lire.
20100
mercredi 15 février 2012
Cathares Tome 2 de Bono et Falba.
Un album essentiellement constitué de planches dynamiques, imageant une course poursuite au travers des montagnes et des défilés.
Le temps presse pour les purs pourchassés par les inquisiteurs catholiques.C'est sans compter sur la protection d'un providentiel personnage accompagné d'un ours surdimensionné !
Sur un plan technique je trouve la mise en page bien agencée, le dessin de Bono est agréable, surtout les plans rapprochés, en revanche le détail se perd quand les personnages sont en arrière- plan, c'est dommage.
J'ai ressenti également une impression d'heroic fantasy dans la gestuelle des personnages, est-ce un genre vers lequel va s'orienter le duo ?
Falba-Bono offrent une bédé de qualité, le scénariste doit améliorer les rebondissements pour tenir en haleine son lecteur, et Bono tendre vers ce qui sera sa maturité artistique pour offrir le meilleur de la bédé du genre.
Le dessinateur transalpin Fabio Bono a eu la grande gentillesse de nous accorder un entretien exclusif. Mille mercis :
Un dessinateur est-il anxieux à la sortie de son ouvrage ?
- Fabio Bono :
Oui, je suis très anxieux personnellement.
Je suis curieux de vérifier la qualité de l'impression, la publicité que l'editeur réserve à ton nouveau livre , la critique des journalistes professionnels et la réponse du public....
Tous ces facteurs m'excitent beaucoup, plus que mille cafés!

- Au fil des pages :Le tome 2 de Cathares est-il un album de transition, aussi bien
pour toi que pour la saga ?
- Fabio Bono :
Oui, le tome 02 est un tome de transition qui représente bien la fuite des 4 protagonistes... la lecture est rapide et avec un souffle haletant comme elle le mérite.
Cependant le lecteur trouvera des éléments utiles pour la compréhension du tome 03 et aussi dans ce livre nous trouvons beaucoup de références à l'histoire réelle.
Au fil des pages : Ton style est acquis et semble se diriger vers une maturité artistique, comment vois-tu l'évolution de ton dessin ?
- Fabio Bono :
Je vois un mûrissement de mon style.
Je dessine mieux les personnages et je gère mieux la mise en page, aussi avec des choix plus courageux mais toujours lisibles.
Je suis très satisfait de cette croissance même si je crois que vous découvrirez un autre Fabio Bono dans l'avenir.... mais pas dans cette série!
- Au fil des pages :La bédé, selon toi, a t-elle un avenir avec le numérique ?
- Fabio Bono :
J'espère que le numérique ne se développe pas ultérieurement.
J'aime beaucoup le parfum du papier quand on ouvre un livre et je n'aime pas le froid d'une oeuvre numérique.
Je crois que les bandes dessinées continueront à vivre sur le papier et pas sur le froid ecran d'un ordinateur.
Et puis le dessinateur ne peut pas dédier une bande dessinée numérique!
- Au fil des pages :
As-tu des projets bédés ?
- Fabio Bono :
Oui, j'ai beaucoup de projets pour l'avenir. Ta question arrive malheureusement trop en avance... ces projets sont encore dans la phase initiale donc je dois maintenir beaucoup de discrétion .
Un de ces projets sera dessiné avec un style différent légèrement de celui-là qui mes lecteurs sont habitués.... et je crois qu'il les surprendra très positivement!
Pour le moment moi je suis en train de concentrer toutes mes énergies sur le tome 03 de "Cathares", le dernier tome de cette série.
.... je crois que les lecteurs seront satisfaits de l'oeuvre complète.
Retrouvez ici une chronique d'un autre album de Bono et Falba:
mercredi 1 février 2012
L’année 2012 s’annonce numérique !
Vous êtes inscrit à Medialib77, l’offre de ressources numériques proposée par la Médiathèque départementale, service du Conseil général de Seine-et-Marne.
En 2012, l’offre de Medialib77 est enrichie.
A compter du 13 février 2012, vous pourrez :
- suivre des cours de langues étrangères, de bureautique et de remise à niveau en mathématiques et français ainsi qu’accéder au soutien scolaire
- écouter de la musique en ligne en illimité et sans publicité via la plateforme Musicme (760 labels et les majors)
Et aussi comme en 2011,
- regarder des films depuis le site d’Arte
et - lire des ebooks (près de 300 titres majoritairement parus en 2011).
Les abonnés à Vodeclic, qui souhaitent poursuivre les cours en informatique commencés, peuvent prendre contact avec les bibliothèques de Seine-et-Marne proposant cette ressource : Claye-Souilly, Meaux, Melun et Val d’Europe.
Vous êtes inscrit à Medialib77, l’offre de ressources numériques proposée par la Médiathèque départementale, service du Conseil général de Seine-et-Marne.
En 2012, l’offre de Medialib77 est enrichie.
A compter du 13 février 2012, vous pourrez :
- suivre des cours de langues étrangères, de bureautique et de remise à niveau en mathématiques et français ainsi qu’accéder au soutien scolaire
- écouter de la musique en ligne en illimité et sans publicité via la plateforme Musicme (760 labels et les majors)
Et aussi comme en 2011,
- regarder des films depuis le site d’Arte
et - lire des ebooks (près de 300 titres majoritairement parus en 2011).
Les abonnés à Vodeclic, qui souhaitent poursuivre les cours en informatique commencés, peuvent prendre contact avec les bibliothèques de Seine-et-Marne proposant cette ressource : Claye-Souilly, Meaux, Melun et Val d’Europe.
dimanche 29 janvier 2012
Silex and the city de Jul
Jul est un dessinateur de presse qui s’est illustré dans de nombreux journaux (Charlie Hebdo, Fluide Glacial, Marianne…). Avec « Il faut tuer José Bové », il était entré dans le bain d’albums plus longs. « Silex and the city », d’abord prévu en un tome, transpose notre société actuelle à la préhistoire.Le tour de force des Jul est de parvenir à nous raconter l'histoire d'une famille d'hommes préhistorique dont les parents sont profs dans une ZEP ! Oui une Zone d'Evolution Prioritaire.
Quand la mère, professeur de préhistoire- géographie, prend en charge sa classe, il lui faut composer avec toutes les " cultures ".
Blog, le père,désabusé par le constat qu'il fait sur l'état de la société pré-historique, décide de se lancer dans la politique
Il va devoir composer avec les syndicalistes d'EDF alias l'Energie Du Feu, les écolos, les homos homo- sapiens, tout en gérant au mieux les relations entre une fille australo-pétasse et un fils alter-darwiniste.
Jul passe en revue tous les éléments de notre société, l'école, le travail, l'amour, le consumérisme, les classes sociales et la politique. Amateurs d'humour franchement décalé à l'instar des Simpson, vous trouverez dans l'album de Jul tout ce qui fait une bonne bédé comique sans polémique.
mercredi 11 janvier 2012
Une bibliothèque rajeunie.
On pousse les murs !!!
La bibliothèque " Au fil des pages ... " a durant les vacances de Noël bénéficié de travaux. Ceux-ci ont permis la création d'une pièce supplémentaire permettant de donner plus d'espace aux lectrices et lecteurs.
Plus de confort, plus d'espace et plus de livres.
Alors plus d'hésitation, venez découvrir ou rédécouvrir la bibliothèque.
Lundi de 10 h à 12 h 00.
Mercredi de 10 h à 12 h et de 14 h à 17h30.
Samedi de 10 h à 12 h 00.
A votre disposition DVD's, CD's, Livres, Nouveautés et conseils de lecture. A bientôt.
dimanche 8 janvier 2012
Un blog neutre en carbone !!!
L'idée n'est pas bête, de surcroît très économique et ne peut pas faire de mal. De quoi s'agit-il ?
En arborant le petit logo ci-dessus et que l'on trouve sur la page d'acceuil du blog de la bibliothèque, bonial.fr se propose de planter un arbre, histoire de contrebalancer l'émission de carbone qu'inéluctablement le blog génére.
En effet, il faut savoir que l'hébergement sur de gros serveurs consomme de l'énergie ce qui n'est pas négligeable à l'ère du tout numérique.
Les petits ruisseaux faisant les grandes rivières ... Voici donc la résolution écolo-utile de " Au fil des pages ", dommage que ce parrainage sylvicole ne puisse être suivi par photo.
Si vous aussi vous désirez participer, voici le lien :
http://www.bonial.fr/environnement/
jeudi 15 décembre 2011
Les prix littéraires
Que ce soit sur liseuse ou sur papier, les prix littéraires tomberont sans doute au pied du sapin, voici un résumé des principaux prix de l'année, bonne lecture et joyeuses fêtes.
J'allais mal; tout va mal; j'attendais la fin. Quand j'ai rencontré Victorien Salagnon, il ne pouvait être pire, il l'avait faite la guerre de vingt ans qui nous obsède, qui n'arrive pas à finir, il avait parcouru le monde avec sa bande armée, il devait avoir du sang jusqu'aux coudes. Mais il m'a appris à peindre. Il devait être le seul peintre de toute l'armée coloniale, mais là-bas on ne faisait pas attention à ces détails. Il m'apprit à peindre, et en échange je lui écrivis son histoire. Il dit, et je pus montrer, et je vis le fleuve de sang qui traverse ma ville si paisible, je vis l'art français de la guerre qui ne change pas, et je vis l'émeute qui vient toujours pour les mêmes raisons, des raisons françaises qui ne changent pas. Victorien Salagnon me rendit le temps tout entier, à travers la guerre qui hante notre langue.
« Limonov n’est pas un personnage de fiction. Il existe. Je le connais. Il a été voyou en Ukraine ; idole de l’underground soviétique sous Brejnev ; clochard, puis valet de chambre d’un milliardaire à Manhattan ; écrivain branché à Paris ; soldat perdu dans les guerres des Balkans ; et maintenant, dans l’immense bordel de l’après-communisme en Russie, vieux chef charismatique d’un parti de jeunes desperados. Lui-même se voit comme un héros, on peut le considérer comme un salaud : je suspends pour ma part mon jugement. C’est une vie dangereuse, ambiguë : un vrai roman d’aventures. C’est aussi, je crois, une vie qui raconte quelque chose. Pas seulement sur lui, Limonov, pas seulement sur la Russie, mais sur notre histoire à tous depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ».
« Aux basses heures de la nuit, le 29 juin 1967 sur un tronçon de la route US 90 qui relie la ville de Biloxi à la Nouvelle Orléans, une Buick Electra 225 bleu métallisé, modèle 66, se trouva engagée dans une collision mortelle. »
Dans cette Buick broyée se trouvait une femme, une "Hollywood movie star" de trente-quatre ans, danseuse nue à Las Vegas, célébrissime sex-symbol des années 50.
Simon Liberait ressuscite Jayne Mansfield, l'actrice méconnue la plus photographiée au monde, fouille amoureusement dans les recoins les plus ténébreux de sa vie, retrace ses dernières heures en plein été hippie, qui disent aussi le crépuscule de l'âge d'or hollywoodien. Au programme : perruques-pouf, LSD 26, satanisme, chihuahuas, amants cogneurs, vie desaxée, mort à la James Dean, cinq enfants orphelins et saut de l'ange dans l'underground.
Une oraison funèbre et morbid chic dans la droite ligne de Truman Capote et Kenneth Anger.
Dans cette Buick broyée se trouvait une femme, une "Hollywood movie star" de trente-quatre ans, danseuse nue à Las Vegas, célébrissime sex-symbol des années 50.
Simon Liberait ressuscite Jayne Mansfield, l'actrice méconnue la plus photographiée au monde, fouille amoureusement dans les recoins les plus ténébreux de sa vie, retrace ses dernières heures en plein été hippie, qui disent aussi le crépuscule de l'âge d'or hollywoodien. Au programme : perruques-pouf, LSD 26, satanisme, chihuahuas, amants cogneurs, vie desaxée, mort à la James Dean, cinq enfants orphelins et saut de l'ange dans l'underground.
Une oraison funèbre et morbid chic dans la droite ligne de Truman Capote et Kenneth Anger.
En 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire
« oui » : elle veut faire respecter son voeu de s’offrir à Dieu, contre la décision de son père, le
châtelain régnant sur le domaine des Murmures. La jeune femme est emmurée dans une cellule
attenante à la chapelle du château, avec pour seule ouverture sur le monde une fenestrelle pourvue de barreaux. Mais elle ne se doute pas de ce qui est entré avec elle dans sa tombe. Loin de gagner la solitude à laquelle elle aspirait, Esclarmonde se retrouve au carrefour des vivants et des morts. Depuis son réduit, elle soufflera sa volonté sur le fief de son père et son souffle parcourra le monde jusqu'en Terre sainte. Carole Martinez donne ici libre cours à la puissance poétique de son imagination et nous fait vivre une expérience à la fois mystique et charnelle, à la lisière du songe. Elle nous emporte dans son univers si singulier, rêveur et cruel, plein d’une sensualité prenante.
« oui » : elle veut faire respecter son voeu de s’offrir à Dieu, contre la décision de son père, le
châtelain régnant sur le domaine des Murmures. La jeune femme est emmurée dans une cellule
attenante à la chapelle du château, avec pour seule ouverture sur le monde une fenestrelle pourvue de barreaux. Mais elle ne se doute pas de ce qui est entré avec elle dans sa tombe. Loin de gagner la solitude à laquelle elle aspirait, Esclarmonde se retrouve au carrefour des vivants et des morts. Depuis son réduit, elle soufflera sa volonté sur le fief de son père et son souffle parcourra le monde jusqu'en Terre sainte. Carole Martinez donne ici libre cours à la puissance poétique de son imagination et nous fait vivre une expérience à la fois mystique et charnelle, à la lisière du songe. Elle nous emporte dans son univers si singulier, rêveur et cruel, plein d’une sensualité prenante.
Quand la justice est plus disposée à ouvrir les parapluies que les portes des prisons...
Assumant le désordre des avocats, le Barreau est une confraternité
Où les robes peuvent cacher les armes
de la vengeance,
Où l'hermine s'ensanglante...
Assumant le désordre des avocats, le Barreau est une confraternité
Où les robes peuvent cacher les armes
de la vengeance,
Où l'hermine s'ensanglante...
Les "flics" et la basoche s'accorderont toujours sur la blanquette de madame George, payée en renseignements plutôt qu'en espèces. Plus savoureuse, plus précieuse encore pour les enquêteurs, la chance de croiser la meilleure dentre eux, petite fée exemplaire, maître ès générosité !
Vous aviez demandé la police ? La voici, souvent incomprise, parfois hésitante, ici décisive !
Le lauréat du prix de la bédé d'Angoulême.
samedi 3 décembre 2011
Liseuse ou livre ?
Difficile d'échapper au phénomène, toutes les revues spécialisées passent au crible la dernière née des nouvelles technologies : La liseuse ( en français)
Qu'elle soit japonaise ou américaine, Sony ou Amazon, il y a de grandes chances pour que la hotte du père Noël soit remplie de liseuses.
Pourquoi ?
Parce que c'est nouveau, que c'est pratique, que c'est ludique et surtout très agréable dans sa fonction principale : La lecture.
Pourquoi est ce pratique ?
Car cette liseuse est plus légère qu'un livre de poche pour un format quasiment identique, qu'elle permet le stockage de 1400 livres environ.
Qu'elle est légere, ergonomique et que la batterie offre une autonomie d'un mois à raison d'une heure de lecture par jour.
Qu'il y a un dictionnaire intégré, que la taille de la police est paramétrable en clin d'oeil.
Pourquoi est ce agréable ?
Car le concept d'encre électronique surpasse en tout point tout ce qui a été fait jusqu'à présent. Oubliez la fatigue d'une lecture sur écran d'ordinateur due au rétro éclairage. L'encre électronique est vraiment révolutionnaire dans son confort de lecture et le résultat est vraiment bluffant.
Enfin l'usage est d'une simplicité enfantine et le téléchargement d'un livre ne prend, par wi-fi, que quelques secondes.
Le net regorge de site d'Ebooks gratuits, cela lorsque les droits d'auteurs sont tombés dans le domaine public.
Cela permet de redécouvrir tous les auteurs du 19 ème ou du début du 20 ème, et il y a de belles surprises ( Cela fera l'objet d'un autre article).
De notre scribe sumérien à notre lecteur comtemporain il n'y a au fond pas énormément de changements, le flacon à certes changé mais l'ivresse reste la même, celle de plonger dans un livre, qu'il soit de papier ou électronique, on trouve peut de tablettes en argile de nos jours chez les libraires.
Gageons que même si le livre papier ne disparaîtra sans doute jamais voir l'article suivant :(http://www.ebouquin.fr/2009/10/12/umberto-eco-internet-et-livre-electronique/
Il est certain que la liseuse va générer de nouveaux flux, de nouveaux comportements et pourquoi pas de nouveaux lecteurs.
samedi 19 novembre 2011
Adrien Marco Trio
Au fil des pages se met à la musique et nous avons décidé de vous faire partager un coup de coeur, votre blog devient le temps d'un article ce carrefour, cette confluence entre les mots et les notes.
Adrien Marco Trio
Le talent ne se mesure pas toujours au nombre des années, permettez à votre serviteur de vous présenter un jeune musicien icaunais :
C'est au travers d'une musique séculaire, mystérieuse, chariant dans ses mélodies un univers de voyages, de partages et de liberté qu'a choisi de s'exprimer Adrien. Soyons assuré qu'un tel ambassadeur aussi doué que sympathique saura faire apprécier ou découvrir ce genre musical intemporel. Il a aimablement répondu à quelques questions.
Adrien Marco, qui êtes-vous ?
Je suis né à auxerre en 1987, je joue depuis l'age de 17 ans, j'ai commencé tard, et je suis autodidacte. Je fréquente les gens du voyage très souvent et m'entend très bien avec plusieurs familles. J'ai un trio dans l'Yonne, avec lequel nous tournons beaucoup.
Vos doigts jouent les funambules sur les cordes de votre guitare, votre jeu est plein de fougue et de passion, quels sont vos mentors ?
Les grands que j'écoute le plus sont : Stochelo Rosenberg, Jimmy Rosenberg, beaucoup de manouches hollandais ou alsaciens, comme Tchavolo Shmitt, et puis, bien sur, Django Reinhardt. Mes mentors sont ceux qui m'apprennent des détails, importants à la maturité requise pour jouer ce style : il y a Christophe Brunard (a joué avec Christian Escoudé) et Kamlo. Je les remercie encore de ce qu'ils me donnent. Après je travaille dur pour appliquer ces conseils, et je les observe beaucoup ainsi que les autres les grands comme Samy Daussat, Tchavolo etc... mes amis manouches aussi dans les campements. C'est comme ça qu'on apprend dans cette musique : visuellement et avec l'oreille. La théorie n'est pas essentielle (personnellement je ne sais pas lire ni écrire la musique) .
Parlez nous de votre production discographique, où en est-elle, pouvons-nous nous attendre à des nouveautés ?
Je travaille sur un nouvel album et le projet avance. En attendant on peut écouter nos nouveautés sur notre myspace ou en live :-)
Le jazz manouche a beaucoup de succès en ce moment, la salle Saint Anne à Lorrez le Bocage était comble, Les web radios jazz manouche fleurissent, à quoi est dû ce succès ?
Je ne saurais pas expliquer cet attrait que les gens ont pour cette musique... Il est certain que Sanseverino, et Thomas Dutronc ont aidé largement à sa vulgarisation ce qui a permis au gens de découvrir des traits de cette musique. Elle a quelques chose de très festif, très pur. Chez les manouches on joue comme on parle, et ça doit se ressentir devant le public donc c'est très communicatif...
Parlez nous de votre travail, combien d'heures consacrez vous à l'instrument ?
Je ne saurais pas vous dire ! :-) je ne compte jamais, dès fois ça peut etre 30 min ou un autre jour 6h... Je n'ai jamais fais attention à ça
Adrien Marco
Il évolue au sein d'un trio qui écume les salles de la région.
C'est au travers d'une musique séculaire, mystérieuse, chariant dans ses mélodies un univers de voyages, de partages et de liberté qu'a choisi de s'exprimer Adrien. Soyons assuré qu'un tel ambassadeur aussi doué que sympathique saura faire apprécier ou découvrir ce genre musical intemporel. Il a aimablement répondu à quelques questions.
Adrien Marco, qui êtes-vous ?
Je suis né à auxerre en 1987, je joue depuis l'age de 17 ans, j'ai commencé tard, et je suis autodidacte. Je fréquente les gens du voyage très souvent et m'entend très bien avec plusieurs familles. J'ai un trio dans l'Yonne, avec lequel nous tournons beaucoup.
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Comment vous est venue la passion de la musique ?
J'ai découvert Stochelo Rosenberg en écoutant un morceau joué par lui, j'ai été boulversé car cette musique me correspondait parfaitement et j'ai dit" je veux jouer cette musique là !!"
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Vos doigts jouent les funambules sur les cordes de votre guitare, votre jeu est plein de fougue et de passion, quels sont vos mentors ?
Les grands que j'écoute le plus sont : Stochelo Rosenberg, Jimmy Rosenberg, beaucoup de manouches hollandais ou alsaciens, comme Tchavolo Shmitt, et puis, bien sur, Django Reinhardt. Mes mentors sont ceux qui m'apprennent des détails, importants à la maturité requise pour jouer ce style : il y a Christophe Brunard (a joué avec Christian Escoudé) et Kamlo. Je les remercie encore de ce qu'ils me donnent. Après je travaille dur pour appliquer ces conseils, et je les observe beaucoup ainsi que les autres les grands comme Samy Daussat, Tchavolo etc... mes amis manouches aussi dans les campements. C'est comme ça qu'on apprend dans cette musique : visuellement et avec l'oreille. La théorie n'est pas essentielle (personnellement je ne sais pas lire ni écrire la musique) .
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Parlez nous de votre production discographique, où en est-elle, pouvons-nous nous attendre à des nouveautés ?
Je travaille sur un nouvel album et le projet avance. En attendant on peut écouter nos nouveautés sur notre myspace ou en live :-)
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Le jazz manouche a beaucoup de succès en ce moment, la salle Saint Anne à Lorrez le Bocage était comble, Les web radios jazz manouche fleurissent, à quoi est dû ce succès ?
Je ne saurais pas expliquer cet attrait que les gens ont pour cette musique... Il est certain que Sanseverino, et Thomas Dutronc ont aidé largement à sa vulgarisation ce qui a permis au gens de découvrir des traits de cette musique. Elle a quelques chose de très festif, très pur. Chez les manouches on joue comme on parle, et ça doit se ressentir devant le public donc c'est très communicatif...
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Parlez nous de votre travail, combien d'heures consacrez vous à l'instrument ?
Je ne saurais pas vous dire ! :-) je ne compte jamais, dès fois ça peut etre 30 min ou un autre jour 6h... Je n'ai jamais fais attention à ça
Retrouvez Adrien Marco Trio sur myspace :
Bonne écoute
mercredi 9 novembre 2011
Salon du livre et de la jeunesse.
Le salon du livre et de la jeunesse se déroulera cette année du 30 Novembre au 5 Décembre à Montreuil-93-
Des expos, des dédicaces, des boutiques, des rencontres et des débats sont proposés tout au long du salon.
Toutes les informations sont réunies sur le site du salon.
7 pôles artistiques autour des romans, des pièces de théâtre, des applications numériques, 330 exposants, des rencontres avec des créateurs. Le salon du livre et de la jeunesse est maintenant un incontournable, bonne visite.
dimanche 6 novembre 2011
" "Confessions d'un templier de Falba et Bono
Une saga qui réveille le genre.
C'est avec ce tome 3 que s'achève la saga confessionnelle du grand Maître des templiers, Jacques de Molay. Dès les premières cases le ton est donné, aussi bien pour l'ambiance que pour le dessin, tel ce chat noir ( case N°3) qui prend la fuite et semble emporter avec lui la malédiction des Templiers. Le dessin est toujours aussi précis et très agréable à regarder. L'alternance du jour et de la nuit est parfaitement rendue, les personnages révèlent leurs personnalités et le grand point d'honneur reste les scènes de batailles. Un réalisme saisissant, le soin apporté aux détails des personnages fait vraiment plaisir à regarder et même plus, à détailler.
Un seul bémol, les scènes de batailles sont un peu trop gore, les auteurs ne nous avaient pas habitué à de telles effusions de sang.
Que reste t-il de ces trois tomes ?
Une bédé historico- romancée qui va devenir un incontournable de la bédé templière. Là où certains pèchent par excès d'ésotérisme farfelu, où d'autres se contentent d'un dessin minimaliste, MM. Bono et Falba ont conjugué leurs talents pour offrir ce qui à mon avis se fait de mieux dans le genre.
N’oublions pas que l'aventure des deux compères continue avec " Cathares "
C'est avec ce tome 3 que s'achève la saga confessionnelle du grand Maître des templiers, Jacques de Molay. Dès les premières cases le ton est donné, aussi bien pour l'ambiance que pour le dessin, tel ce chat noir ( case N°3) qui prend la fuite et semble emporter avec lui la malédiction des Templiers. Le dessin est toujours aussi précis et très agréable à regarder. L'alternance du jour et de la nuit est parfaitement rendue, les personnages révèlent leurs personnalités et le grand point d'honneur reste les scènes de batailles. Un réalisme saisissant, le soin apporté aux détails des personnages fait vraiment plaisir à regarder et même plus, à détailler.
Un seul bémol, les scènes de batailles sont un peu trop gore, les auteurs ne nous avaient pas habitué à de telles effusions de sang.
Que reste t-il de ces trois tomes ?
Une bédé historico- romancée qui va devenir un incontournable de la bédé templière. Là où certains pèchent par excès d'ésotérisme farfelu, où d'autres se contentent d'un dessin minimaliste, MM. Bono et Falba ont conjugué leurs talents pour offrir ce qui à mon avis se fait de mieux dans le genre.
N’oublions pas que l'aventure des deux compères continue avec " Cathares "
A suivre sur ce blog une interviex exclusive de Fabio Bono...
samedi 29 octobre 2011
mercredi 19 octobre 2011
Interview de Jacques Saussey
L'auteur de " De sinistre mémoire " a gentiment accepté de répondre à nos questions, nous l'en remercions vivement.
Jacques Saussey qui êtes-vous ?
La cinquantaine juste passée d’une demi-tête, j’exerce le métier de cadre technique dans l’industrie de la métallurgie. J’habite dans l’Yonne et travaille à Paris, et je mets ainsi les longs voyages en train à profit pour lire et pour écrire. J’ai commencé ma première nouvelle dans le métro, à 27 ans. C’était une expérience à accoutumance immédiate !J’aurais dû me méfier en achetant mon premier carnet…
Après une quarantaine de nouvelles, dont deux ont été récompensées dans des concours (Les Noires de Pau en 2002 et Laval en 2007),puis une adaptation d’une troisième en BD chez Joker éditions, en 2007également, j’ai franchi la ligne de démarcation entre le texte court et leroman cette année-là, avec le sentiment de poser le pied dans un monde réservéà une élite, et auquel l’auteur débutant ne pouvait qu’aspirer.
L’avenir m’a montré que j’avais tort, et qu’il y a encorede la place pour de nouvelles plumes dans l’univers du polar français.
En dehors de l’écriture, je pratique le tir à l’arc, ma seconde passion, depuis bientôt une trentaine d’années.
" De sinistre mémoire " s'inspire de l'Histoire, de notre histoire et de ses travers. Vous êtes-vous inspirés de faits réels ?
Toute la partie historique de ce roman m’a été inspirée par les souvenirs d’enfance de mon beau-père, Charles Lucas, qui est né àl’écluse des Gorets à Hennebont, Morbihan, dont la photo est en couverture. J’aimodifié son personnage en le vieillissant un peu, car Charlie n’avait que 7 ans en 1944, et j’avais besoin d’un adolescent pour mettre mon intrigue en place.Je lui dois l’authenticité d’une bonne partie de la « couleur » de l’époque de la guerre et de l’occupation allemande, qu’il m’a inlassablement racontées durant de longues heures afin que je m’imprègne bien de cette période particulièrement cruciale pour la Bretagne, mais également pour notre pays. Le reste de la documentation que j’ai utilisée provient des archives de la villed’Hennebont, où j’ai pioché de nombreux faits réels qui m’ont totalement révolté.
En revanche, l’histoire des enfants assassinés sur « La Montagne » est complètement imaginaire. Je n’aurais pas pu, pour une scèneaussi dure, utiliser de vraies victimes historiques…
Charlie nous a hélas quittés en aout 2011, mais je suis heureux qu’il ait pu voir ce roman aboutir. Sans lui, « De sinistre mémoire »n’aurait jamais vu le jour.
Magne et ses collègues ont-ils vocation à devenir des personnages récurrents dans d'autres histoires ?
Oui, sans aucun doute. J’aime beaucoup ma petite équipe dece commissariat imaginaire du Xème arrondissement, que j’ai voulue multiculturelle, multiethnique, multi-âge, tout en faisant très attention à nepas tomber dans le cliché. C’était clairement la partie la plus difficile de la création de ces « caractères ». Daniel Magne et Lisa Heslin se sontimposés tout de suite, ainsi que Henri Walczak et Rafik Sgodovian. Le commissaire Estier, quant à lui, existait depuis longtemps dans mes nouvelles,mais il était beaucoup trop sympa. Je lui ai durci le trait pour le rendre plusirascible et il ne ressemble plus beaucoup à la première version que j’avais imaginée dans les années 80.
J’ai actuellement trois polars achevés avec cette petite troupe de personnages. Le premier d’entre eux, chronologiquement, est « La mante sauvage », inédit à ce jour, le second « De sinistre mémoire », et le troisième « Quatre racines blanches », qui doit paraître en 2012, a priori en mars, toujours aux Nouveaux Auteurs.
L’intrigue de « Quatre racines blanches » se déroule pratiquement en intégralité à Montréal, au Québec. J’y ai plongé Magne et Lisa dans le froid, dans le crime organisé, au sein d’un monde à la fois proche dunôtre et complètement différent, où tout nouveau repère est une sorte d’épreuve initiatique pour y être adopté.
Un quatrième roman, « Principes mortels », écriten 2010, rompt avec cette première série de thrillers en prenant la piste dudrame familial noir. Ici, la police et la gendarmerie sont en demi-teinte, carle cœur de cette sombre histoire doitparvenir à son dénouement sans elle…
Je travaille en ce moment sur mon N°5, un polar que je veux encore plus sombre que les précédents, mais je reste encore très discret sur le sujet... Je peux tout de même d'ores et déjà vous confier que mes lecteurs y retrouveront Daniel et Lisa dans une nouvelle enquête qui va les emmener... jusqu'au bout d'eux-mêmes.
Comment écrivez-vous, dans quelle ambiance ?
Le plus souvent possible, mais majoritairement dans les transports en commun. Mon métier me laisse peu de temps libre, et il me fauttrouver des créneaux inexpugnables, sinon je ne peux pas avancer. Le matin estpour moi la meilleure partie de la journée, surtout de très bonne heure. J’yconsacre au minimum une bonne heure tous les jours.
En cas de bruit dans le wagon, même soutenu, j’ai deux armes absolues : Deep Purple et Led Zeppelin. Avec du rock comme ça entreles oreilles, je n’entends plus rien que les tenants et aboutissants de mon intrigue, et je m’isole complètement des autres voyageurs… Pour les cas vraiment difficiles, AC/DC est plutôt bien aussi !
Pouvez-vous nous citer des auteurs qui comptent pour vous ?
Parmi les francophones, l’un des tout premiers est Frédéric Dard, pour son œuvre titanesque et sa gouaille jouissive à l’extrême. Ensuite Boileau-Narcejac, pour la qualité et la complexité de leurs intriguesnoueuses. J'inclus d'ailleurs une citation de l'un de leurs romans en tête de chacun des miens. Puis, dansles contemporains, les incontournables Franck Thilliez et Maxime Chattam, ainsique Nathalie Hug et Jérôme Camut.
Parmi les anglophones, RJ Ellory est le numéro 1incontesté, suivi de Dennis Lehane, Tony Hillerman, Elisabeth George et PatriciaHighsmith.
Chez les auteurs du Nord, le norvégien Jo Nesbo vient largement en tête, et Carlos Ruiz Zafon pour ceux du Sud.
6/Vous êtes un Icaunais écrivant des polars, à quand un polar icaunais ?
Mon premier polar, « La mante sauvage », sedéroule en grande partie dans la région de Sens. Toujours inédit à ce jour, il est actuellement en réévaluation chez mon éditeur. J’espère le voir en librairie en 2013, une fois que « Quatre racines blanches » aura trouvé ses lecteurs !
Blog de Jacques Saussey : http://www.jacques-saussey-auteur.com/
Jacques Saussey qui êtes-vous ?
La cinquantaine juste passée d’une demi-tête, j’exerce le métier de cadre technique dans l’industrie de la métallurgie. J’habite dans l’Yonne et travaille à Paris, et je mets ainsi les longs voyages en train à profit pour lire et pour écrire. J’ai commencé ma première nouvelle dans le métro, à 27 ans. C’était une expérience à accoutumance immédiate !J’aurais dû me méfier en achetant mon premier carnet…
Après une quarantaine de nouvelles, dont deux ont été récompensées dans des concours (Les Noires de Pau en 2002 et Laval en 2007),puis une adaptation d’une troisième en BD chez Joker éditions, en 2007également, j’ai franchi la ligne de démarcation entre le texte court et leroman cette année-là, avec le sentiment de poser le pied dans un monde réservéà une élite, et auquel l’auteur débutant ne pouvait qu’aspirer.
L’avenir m’a montré que j’avais tort, et qu’il y a encorede la place pour de nouvelles plumes dans l’univers du polar français.
En dehors de l’écriture, je pratique le tir à l’arc, ma seconde passion, depuis bientôt une trentaine d’années.
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" De sinistre mémoire " s'inspire de l'Histoire, de notre histoire et de ses travers. Vous êtes-vous inspirés de faits réels ?
Toute la partie historique de ce roman m’a été inspirée par les souvenirs d’enfance de mon beau-père, Charles Lucas, qui est né àl’écluse des Gorets à Hennebont, Morbihan, dont la photo est en couverture. J’aimodifié son personnage en le vieillissant un peu, car Charlie n’avait que 7 ans en 1944, et j’avais besoin d’un adolescent pour mettre mon intrigue en place.Je lui dois l’authenticité d’une bonne partie de la « couleur » de l’époque de la guerre et de l’occupation allemande, qu’il m’a inlassablement racontées durant de longues heures afin que je m’imprègne bien de cette période particulièrement cruciale pour la Bretagne, mais également pour notre pays. Le reste de la documentation que j’ai utilisée provient des archives de la villed’Hennebont, où j’ai pioché de nombreux faits réels qui m’ont totalement révolté.
En revanche, l’histoire des enfants assassinés sur « La Montagne » est complètement imaginaire. Je n’aurais pas pu, pour une scèneaussi dure, utiliser de vraies victimes historiques…
Charlie nous a hélas quittés en aout 2011, mais je suis heureux qu’il ait pu voir ce roman aboutir. Sans lui, « De sinistre mémoire »n’aurait jamais vu le jour.
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Magne et ses collègues ont-ils vocation à devenir des personnages récurrents dans d'autres histoires ?
Oui, sans aucun doute. J’aime beaucoup ma petite équipe dece commissariat imaginaire du Xème arrondissement, que j’ai voulue multiculturelle, multiethnique, multi-âge, tout en faisant très attention à nepas tomber dans le cliché. C’était clairement la partie la plus difficile de la création de ces « caractères ». Daniel Magne et Lisa Heslin se sontimposés tout de suite, ainsi que Henri Walczak et Rafik Sgodovian. Le commissaire Estier, quant à lui, existait depuis longtemps dans mes nouvelles,mais il était beaucoup trop sympa. Je lui ai durci le trait pour le rendre plusirascible et il ne ressemble plus beaucoup à la première version que j’avais imaginée dans les années 80.
J’ai actuellement trois polars achevés avec cette petite troupe de personnages. Le premier d’entre eux, chronologiquement, est « La mante sauvage », inédit à ce jour, le second « De sinistre mémoire », et le troisième « Quatre racines blanches », qui doit paraître en 2012, a priori en mars, toujours aux Nouveaux Auteurs.
L’intrigue de « Quatre racines blanches » se déroule pratiquement en intégralité à Montréal, au Québec. J’y ai plongé Magne et Lisa dans le froid, dans le crime organisé, au sein d’un monde à la fois proche dunôtre et complètement différent, où tout nouveau repère est une sorte d’épreuve initiatique pour y être adopté.
Un quatrième roman, « Principes mortels », écriten 2010, rompt avec cette première série de thrillers en prenant la piste dudrame familial noir. Ici, la police et la gendarmerie sont en demi-teinte, carle cœur de cette sombre histoire doitparvenir à son dénouement sans elle…
Je travaille en ce moment sur mon N°5, un polar que je veux encore plus sombre que les précédents, mais je reste encore très discret sur le sujet... Je peux tout de même d'ores et déjà vous confier que mes lecteurs y retrouveront Daniel et Lisa dans une nouvelle enquête qui va les emmener... jusqu'au bout d'eux-mêmes.
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Comment écrivez-vous, dans quelle ambiance ?
Le plus souvent possible, mais majoritairement dans les transports en commun. Mon métier me laisse peu de temps libre, et il me fauttrouver des créneaux inexpugnables, sinon je ne peux pas avancer. Le matin estpour moi la meilleure partie de la journée, surtout de très bonne heure. J’yconsacre au minimum une bonne heure tous les jours.
En cas de bruit dans le wagon, même soutenu, j’ai deux armes absolues : Deep Purple et Led Zeppelin. Avec du rock comme ça entreles oreilles, je n’entends plus rien que les tenants et aboutissants de mon intrigue, et je m’isole complètement des autres voyageurs… Pour les cas vraiment difficiles, AC/DC est plutôt bien aussi !
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Pouvez-vous nous citer des auteurs qui comptent pour vous ?
Parmi les francophones, l’un des tout premiers est Frédéric Dard, pour son œuvre titanesque et sa gouaille jouissive à l’extrême. Ensuite Boileau-Narcejac, pour la qualité et la complexité de leurs intriguesnoueuses. J'inclus d'ailleurs une citation de l'un de leurs romans en tête de chacun des miens. Puis, dansles contemporains, les incontournables Franck Thilliez et Maxime Chattam, ainsique Nathalie Hug et Jérôme Camut.
Parmi les anglophones, RJ Ellory est le numéro 1incontesté, suivi de Dennis Lehane, Tony Hillerman, Elisabeth George et PatriciaHighsmith.
Chez les auteurs du Nord, le norvégien Jo Nesbo vient largement en tête, et Carlos Ruiz Zafon pour ceux du Sud.
6/Vous êtes un Icaunais écrivant des polars, à quand un polar icaunais ?
Mon premier polar, « La mante sauvage », sedéroule en grande partie dans la région de Sens. Toujours inédit à ce jour, il est actuellement en réévaluation chez mon éditeur. J’espère le voir en librairie en 2013, une fois que « Quatre racines blanches » aura trouvé ses lecteurs !
Blog de Jacques Saussey : http://www.jacques-saussey-auteur.com/
20100
dimanche 16 octobre 2011
Jacques Saussey " De sinistre mémoire "
Premier roman de l'auteur icaunais Jacques Saussey.
Service gagnant pour ce premier opus qui mêle habilement Histoire, vengeance, suspens et love story.
Marqué dans sa chair par la folie destructrice d'une bande de miliciens aux abois, Kermanec n'a qu'un objectif pour apaiser sa haine, assouvir son besoin de vengeance.
C'est la fin qui justifie les moyens et Kermalec est prêt à tous les utiliser, laisser le temps au temps et rester fidèle jusqu'au bout à sa promesse. Manipulateur, vengeur et tenace, c'est le portrait du pivot de l'histoire.
Dans ce polar toute une galerie de personnages évoluent : Le neveu de Kermanec qui est son bras armé, ex-médecin radié de l'ordre, des monte-en l'air qui doivent se mordre les doigts d'avoir cambriolé la maison de Kermanec et emporté une page d'informations codées par Enigma.
C'est le Capitaine Magne, Officier de police judiciaire méritant et parfois sur les dents qui va mettre tout en oeuvre pour élucider la mort suspecte de deux individus envoyés ad Patres par overdose d'héroïne.
Avouez qu'en plein de coeur de Paris cela fait désordre.
Un polar bien dans son époque qui n'use pas d'artifices pour tenir en haleine le lecteur. Une enquête qui tient la route et qui repescte les codes du genre, une bonne trouvaille.
Jamais avare de réponses à nos divers sollicitations, Jacques Saussey devrait d'ici peu être interviewé en exclusivité pour le blog " Au fil des pages ".
Bonne lecture 20100
mardi 4 octobre 2011
" Le coeur cousu " de Caraole Martinez
Cet été j'ai découvert une plume exquise, enchanteresse avec " Le coeur cousu " de Carole Martinez.
En 2007 ce premier roman reçoit le prix Renaudot des lycéens, mais il est sorti dans l'indifférence totale.
Ce n'est que par le bouche à oreille que le livre a pu gagner des lecteurs. Depuis il totalise neuf prix.
Le style plein de poésie de Carole Martinez ensorcelle dès les premières pages avec une héroïne entraînée par un destin baroque au fin fond de l'Espagne du début du19 ème siècle.
Le merveilleux se confond au réel, les scènes sont cruelles ou cocasses et les personnages attachants.
Le premier roman m'ayant émerveillée, j'ai bondi dès la sortie du deuxième roman de Carole Martinez " Du domaine des murmures " sorti le Neuf Septembre.
Cette fois nous sommes plongés en plein moyen-âge. L'héroïne Esclamonde refuse le mariage auquel sont père veut la contraindre. Elle décide de vivre en recluse, pour Dieu seul.
L'auteure nous fait entrer dans un monde de ressentis.
" Du domaine des murmures " , c'est le destin d'une femme qui voulait vivre libre et qui choisit l'enfermement total pour l'être.
C’est un livre sur la liberté, la condition de la femme, la solitude, la guerre, c’est un livre enfin sur des humains emmurés en eux-mêmes et qui regardent le monde par une petite fenêtre. Carole Martinez nous livre ici un livre flamboyant, un beau voyage dans le temps emprunt de poésie.
Pascale
mercredi 28 septembre 2011
Bébés lecteurs.
Les bébés (5 mois à 3 ans) et leurs parents sont invités à venir écouter histoires, comptines une fois par mois le mardi matin de 10 h à 10 h 45. Renseignements auprès de Pascale Mutin.
Pour bénéficier de cette offre, il suffit d’être inscrit à la bibliothèque. Les ressources numériques sont disponibles du domicile ou tout lieu proposant un accès internet.
Document traité par un ordinateur. Les ressources électroniques comprennent d’une part des ressources d’informations stockées en local, d’autre part celles qui nécessitent l’utilisation d’un périphérique relié directement à l’ordinateur (par exemple, un disque dur, un lecteur de cédérom), et enfin les services en ligne (par exemple, les forums ou les listes de discussions, des sites web).
Jeux pour 4-8 ans avec Planetnemo
Les séances auront lieu de janvier à juin . Venez vous inscrire dès à présent.
Par ailleurs un atelier lecture est proposé par le RAM (Relais assistantes maternelles) un jeudi matin par mois. Les assistantes maternelles et les enfants dont elles s’occupent sont invités à la bibliothèque par Thierry (RAM) et Pascale (bibliothécaire) pour des lectures d’albums, des comptines et jeux de doigts.
Rendez-vous les jeudis : 20 octobre, 24 novembre, 15 décembre de 9 h à 9 h 45.
La Médiathèque Départementale de Seine et Marne propose un nouveau service : l’accès aux ressources numériques.
Qu’est-ce qu’une ressource numérique ?
Document traité par un ordinateur. Les ressources électroniques comprennent d’une part des ressources d’informations stockées en local, d’autre part celles qui nécessitent l’utilisation d’un périphérique relié directement à l’ordinateur (par exemple, un disque dur, un lecteur de cédérom), et enfin les services en ligne (par exemple, les forums ou les listes de discussions, des sites web).
Les abonnements numériques de la Médiathèque départementale de Seine et Marne concernent la musique en ligne, les e-books et livres audio, la formation en informatique, la vidéo et des jeux pour enfants.
Ces sites sont disponibles depuis le site de la Médiathèque à la rubrique « Textes, images, et sons » (http://mediatheque.seine-et-marne.fr). Pour tout renseignement s’adresser à Pascale Mutin (bibliothèque d’Egreville).
Musique en ligne & partitions avec Bibliomedias :
VOD avec Artevod-Universciné
Ebooks & audiolivres avec Numilog
Formation en informatique avec Vodeclic
Jeux pour 4-8 ans avec Planetnemo
mardi 20 septembre 2011
MAUS de Art Spiegelman
En 1986 Art Spiegelman publie le premier volume de Maus, un survivant raconte. (Maus: A Survivor's Tale, aussi publié sous le titre Maus: My Father Bleeds History édité en français sous le titre Mon père saigne l'histoire), qui retrace la vie de sa famille (racontée par son père) pendant l'holocauste. La suite et fin de cette histoire (Maus: from Mauschwitz to the Catskills édité en français sous le titre Et c'est là que mes ennuis ont commencé) sort en 1991. C'est la première fois qu'une bande dessinée attire autant sur elle l'attention des critiques. Maus sera l'objet d'une exposition au musée d'art moderne de New York, et obtiendra en 1992 un Prix Pulitzer spécial.
En paraphrasant Pierre Desproges qui disait " On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde ", on pourrait dire " On peut tout dessiner, même la Shoa "
C'est ce qu'a fait Art Spiegelman avec beaucoup de talent, de finesse, d'humanité et d'humour. Ses petits chats et petites souris n'ont rien de commun avec ceux de Disney, trop tendres pour exprimer cette partie de l'Histoire. Art a un coup de crayon vif comme un coup de griffe, épuré comme le silence moribond des survivants.
Son style peut déconcerter au premier abord, mais une fois plongé dans l'histoire difficile de ne pas aller au bout.
Enfin, une bédé qui trotte dans la tête pendant des années, le prix Pulitzer est amplement mérité.
En paraphrasant Pierre Desproges qui disait " On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde ", on pourrait dire " On peut tout dessiner, même la Shoa "
C'est ce qu'a fait Art Spiegelman avec beaucoup de talent, de finesse, d'humanité et d'humour. Ses petits chats et petites souris n'ont rien de commun avec ceux de Disney, trop tendres pour exprimer cette partie de l'Histoire. Art a un coup de crayon vif comme un coup de griffe, épuré comme le silence moribond des survivants.
Son style peut déconcerter au premier abord, mais une fois plongé dans l'histoire difficile de ne pas aller au bout.
Enfin, une bédé qui trotte dans la tête pendant des années, le prix Pulitzer est amplement mérité.
mercredi 14 septembre 2011
Malia " Young Bones "
Originaire du Malawi, ayant émigrée en Angleterre, c'est à New-York qu'elle débute comme chanteuse.
La petite histoire raconte que c'est en entendant une chanson de Liane Foly que Malia a contacté André Manoukian.
Membre du jury de la nouvelle star, le télé-crochet de M6, producteur, compositeur, arrangeur, André Manoukian maîtrise l'art du grand écart artistique.
Sideman de Charles Aznavour, il a également composé un album de musique arménienne.
Le voici compositeur de Malia.
Si dans les années 90 il faisait des " Rêves Oranges " avec Liane Foly, il nous propose ici un jazz vocal efficacement servi par Malia et pouvant séduire les nombreux fans de Melody Gardot, Diana Krall ou Norah Jones. Malia se positionne en dauphine face à ces reines du smooth jazz, mais il reste de la place.
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