mercredi 28 septembre 2011

Bébés lecteurs.

Les bébés (5 mois à 3 ans) et leurs parents sont invités à venir écouter histoires, comptines une fois par mois le mardi matin de 10 h à 10 h 45. Renseignements auprès de Pascale Mutin.

Les séances auront lieu de janvier à juin . Venez vous inscrire dès à présent.



Par ailleurs un atelier lecture est proposé par le RAM (Relais assistantes maternelles) un jeudi matin par mois. Les assistantes maternelles et les enfants dont elles s’occupent sont invités à la bibliothèque par Thierry (RAM) et Pascale (bibliothécaire) pour des lectures d’albums, des comptines et jeux de doigts.

Rendez-vous les jeudis : 20 octobre, 24 novembre, 15 décembre de 9 h à 9 h 45.





Ressources numériques :


La Médiathèque Départementale de Seine et Marne propose un nouveau service : l’accès aux ressources numériques.

Pour bénéficier de cette offre, il suffit d’être inscrit à la bibliothèque. Les ressources numériques sont disponibles du domicile ou tout lieu proposant un accès internet.

Qu’est-ce qu’une ressource numérique ?

Document traité par un ordinateur. Les ressources électroniques comprennent d’une part des ressources d’informations stockées en local, d’autre part celles qui nécessitent l’utilisation d’un périphérique relié directement à l’ordinateur (par exemple, un disque dur, un lecteur de cédérom), et enfin les services en ligne (par exemple, les forums ou les listes de discussions, des sites web).

Les abonnements numériques de la Médiathèque départementale de Seine et Marne concernent la musique en ligne, les e-books et livres audio, la formation en informatique, la vidéo et des jeux pour enfants.

Ces sites sont disponibles depuis le site de la Médiathèque à la rubrique « Textes, images, et sons » (http://mediatheque.seine-et-marne.fr). Pour tout renseignement s’adresser à Pascale Mutin (bibliothèque d’Egreville).

 

Musique en ligne & partitions avec Bibliomedias :





VOD avec Artevod-Universciné     



 


Ebooks & audiolivres avec Numilog  


 




Formation en informatique avec Vodeclic  

 



Jeux pour 4-8 ans avec Planetnemo      



mardi 20 septembre 2011

MAUS de Art Spiegelman

En 1986 Art Spiegelman  publie le premier volume de Maus, un survivant raconte.  (Maus: A Survivor's Tale, aussi publié sous le titre Maus: My Father Bleeds History édité en français sous le titre Mon père saigne l'histoire), qui retrace la vie de sa famille (racontée par son père) pendant l'holocauste. La suite et fin de cette histoire (Maus: from Mauschwitz to the Catskills édité en français sous le titre Et c'est là que mes ennuis ont commencé) sort en 1991. C'est la première fois qu'une bande dessinée attire autant sur elle l'attention des critiques. Maus sera l'objet d'une exposition au musée d'art moderne de New York, et obtiendra en 1992 un Prix Pulitzer spécial.


En paraphrasant Pierre Desproges qui disait " On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde ", on pourrait dire " On peut tout dessiner, même la Shoa "
C'est ce qu'a fait Art Spiegelman avec beaucoup de talent, de finesse, d'humanité et d'humour. Ses petits chats et petites souris n'ont rien de commun avec ceux de Disney, trop tendres pour exprimer cette partie de l'Histoire. Art a un coup de crayon vif comme un coup de griffe, épuré comme le silence moribond des survivants.
Son style peut déconcerter au premier abord, mais une fois plongé dans l'histoire difficile de ne pas aller au bout.
Enfin, une bédé qui trotte dans la tête pendant des années, le prix Pulitzer est amplement mérité.

mercredi 14 septembre 2011

Malia " Young Bones "



Originaire du Malawi, ayant émigrée en Angleterre, c'est à New-York qu'elle débute comme chanteuse.
La petite histoire raconte que c'est en entendant une chanson de Liane Foly que Malia a contacté André Manoukian.
Membre du jury de la nouvelle star, le télé-crochet de M6, producteur, compositeur, arrangeur, André Manoukian  maîtrise l'art du grand écart artistique.
Sideman de Charles Aznavour, il a également composé un album de musique arménienne.
Le voici compositeur de Malia.
Si dans les années 90 il faisait des " Rêves Oranges " avec Liane Foly, il nous propose ici un jazz vocal efficacement servi par Malia et pouvant séduire les nombreux fans de Melody Gardot, Diana Krall ou Norah Jones. Malia se positionne en dauphine face à ces reines du smooth jazz, mais il reste de la place.



lundi 12 septembre 2011

La tyrannie des Mouche de Jean- Luc Luciani

" Les hommes de plumes utilisent rarement des armes à feu, mais cela peut se prodruire. Ainsi, en 1873 Verlaine tira par deux fois sur Rimbaud ..."

Belle entrée en matière pour Ernest, noveliste reconnu et estimé, mais qui a quelques difficultés à livrer son nouveau manuscrit à temps.
Et ce n'est pas en éclusant des godets au fond d'un bistro peuplé de loulous, d'ouvriers et d'anars qu'il parviendra à racoller sa muse.
En désespoir de cause et aussi parce que Cassandra attend un bébé, Ernest va se laisser convaincre par Boris, junkie notoire, de faire écrire le roman par un Nègre. Sorte de Bukowski banni, Amédée va écrire un livre au succés retentissant avec pour seul viatique des lignes de mots qui entrecroisent des lignes... de coke.
A la croisée du polar, du roman de genre, de la satire sociale, La tyrannie des mouches offre un bon moment déjanté sur l'angoisse de la page blanche.

mercredi 24 août 2011

Oliver Adam " A l'abri de rien "



Présentation de l'éditeur

Marie se sent perdue. Son mari, ses enfants sont le dernier fil qui la relie à la vie. Ce fragile équilibre est bouleversé le jour où elle rencontre les « kosovars », ces réfugiés dont nul ne se soucie et qui errent, abandonnés, aux confins de la ville.
Négligeant sa famille, Marie décide de leur porter secours.
Et de tout leur donner : nourriture, vêtements, temps, argent, elle ne garde rien pour elle. Entraînée par une force irrésistible, elle s’expose à tous les dangers, y compris celui d’y laisser sa peau.
Avec ce roman, Olivier Adam nous rappelle que la violence qui frappe les plus faibles est l’affaire de chacun. Et trace le portrait inoubliable d’une femme dépassée par la force de ses sentiments.

Ce que j'en pense :

" Qu'est ce qui se passe Marie, comment on en est arrivé là ? "

Cette question que pose Stéphane à Marie sa femme résume assez bien le livre.
Marie fait partie de ces gens qui vivent leur vie à côté de leurs baskets. Insatisfaite de son statut de " Middle Class ", elle excècre sa vie faite de consumérisme, de repères intangibles, l'école des enfants, les repas, la télévision, les sorties au cinéma, la routine quoi !
Qu'est ce qui poussent les gens à vivre cette vie sans gloire et à s'y complaire ?
Marie a perdu son boulot de caissière, son mari conduit les bus scolaires.
Elle essaye de ravaler son amertume en trainant dans la ville, elle y voit des réfugiés kosovars qui veulent atteindre l'Angleterre.
Marie va se démener corps et âmes pour aider ses hommes, peu de femmes et d'enfants, à vivre leurs rêves.
Elle y perdra beaucoup, peut être cet essentiel qu'elle méprisait et comprendra que l'enfer est souvent pavé de bonnes intentions.

Olivier Adam  reste fidèle à son style direct, incisif et très contemporain, toujours désabusé et talentueux pour nous raconter des histoires assez tristes.
En tout cas il nous emmène loin dans la folie de son héroïne, dans ce qui reste une zone d'ombre de nos sociétés, le statut d'hommes et de femmes étrangers, réfugiés, en attente d'un Eldorado qui trop souvent ressemble à une fin de non recevoir.

lundi 15 août 2011

La forêt des livres

Un événement exceptionnel autour du livre, en Tourraine à la fin août, un rassemblement d'une centaine d'auteurs. Gonzague de Saint Bris est l'initiateur de ce salon du livre sous les frondaisons. A ne pas râter pour ceux qui se trouve encore en vacances :
Le site de la forêt des livres :

dimanche 7 août 2011

Le camp des saints de Jean Raspail

Ce samedi Six Août, alors qu'il tombe des hallebardes de manière aussi drue que l'herbe est verte, que ce climat pluvieux me rend grincheux, je décide d' aller flâner à la bibliothèque.
Pas d'envies particulières,  sinon de tromper le temps maussade. Peut être repartirais-je avec un roman d'aventure se déroulant dans les îles lointaines ettoujours ensoleillées, cerclées d'atolls paradisiaques où le héros boit à la paille un cocktail, les pieds plongés dans l'eau turquoise du lagon. Si, si cela existe.


Toujours bien acceuilli à la bibliothèque, je me retrouve nez à nez avec l'étalage proposant les nouveautés.
Outre les indispensables et divertissant polars , il y a là un livre posé  au milieu de toute ces fictions policières, comme un intrus.
Il s'agit du " Camp des saints " de Jean Raspail.




Livre paru en 1973, salué par la critique, aprrécié de MM. Mitterrand et Badinter ainsi que des universités américaines, le Camp des saints a, à l'époque, défrayé la chronique.
La nouvelle édition est agrémentée d'une préface de Jean Raspail
" Big Other ".
Une acquisition audacieuse.




L'histoire :

C'est le récit du déferlement de réfugiés pacifiques embarqués sur 100 navires depuis les Indes jusqu'à nos côtes méditerranéennes. Une multitude de nécessiteux, affamés, va-nu pieds constitue cette croisière qui n'a pas d'autre intérêt que de débarquer sur nos côtes pour envahir, soumettre et anémier le pays. Voilà le coeur du récit qui fait résonner les fibres à chaque page tournée.
Désertion, abandon, lâcheté, mais aussi sursaut de conscience et d'amour font la trame du livre qui ne peut que déranger. Mettant les uns au pied du mur qu'ils ont eux mêmes érigé, les autres n'ayant que leur frein à ronger.


Jean Raspail malgré les hommages reçus, reste un écrivain discret, j'ai eu la chance de le rencontrer et d'échanger quelques heureuses paroles avec lui.
Un insatiable voyageur qui consacre son oeuvre aux civilisations disparues ou près de l'être, il faut lire " Pêcheurs de Lune " , " Qui se souvient des hommes " , " Sept cavaliers quittèrent la ville par la porte ouest qui n'était plus gardée ".
Il faut l'entendre parler du Machu Pichu d' il y a 50 ans, il faut l'écouter nous raconter la Patagonie d'antan, mais tout cela est une autre histoire.
Vincent